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 Vous pourrez y trouver toutes les informations nécessaires à la préparation de vos prochaines vacances dans le vallon de Champagny le haut.

 

 

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Historique

Historique

Nos ancêtres les Ceutrons

Il n'existe aucune indication précise sur l'origine de Champagny ; le premier document écrit date de 1171.

Cependant, l'occupation humaine de la haute vallée de Bozel est fort ancienne, comme l'attestent de nombreuses trouvailles archéologiques : la plus ancienne est un vase, exhumé à Bozel et daté de 2.500 avant J.C. On peut aussi voir à Feissons une pierre "à cupules" datant du néolithique et d'usage mal connu.

D'autres découvertes de l'âge de bronze puis du fer ont été faites en divers lieux de la vallée de Bozel. La peuplade celto-ligure qui vivait alors dans ces contrées se nommait les Ceutrons.

Les chemins de la Tarentaise mènent à Rome

Les Ceutrons n'ont été soumis par les Romains qu'à la fin du 1er siècle avant notre ère : la Tarentaise, voie de passage naturelle entre l'Italie et la Gaulle, ne pouvait échapper plus longtemps à leur contrôle.

La voie romaine reliait Milan à Vienne par la vallée d'Aoste et le col du Petit Saint Bernard. Bourg Saint Maurice (Bergintrum) et Moûtiers (Darentasia) n'étaient alors que de simples étapes sur cette route : la véritable capitale régionale était Aime (Axima) où résidait un procureur impérial.

Les Romains exploitaient dans la région plusieurs mines de cuivre en particulier. Ils connaissaient certaines sources thermales (comme à Salins) et appréciaient déjà le fromage des Alpes (le "vatussicum", peut-être l'ancêtre du beaufort ou de la tomme).

Etymologie

Le nom Champagny est d'origine latine et indique qu'à une certaine époque un certain "Campanius" possédait là un "acus" (champ, domaine). Au cours des siècles "Campaniacum", le domaine de "Campanius", est peu à peu devenu Champagny.

La Christianisation

Elle remonte au début du Vème siècle : Saint Jacques d'Assyrie fut aux alentours de 420 l'un des premiers évêques de Darentasia. Rapidement les évêques puis les archevêques de Tarentaise accrûrent leurs pouvoirs temporels et devinrent la principale autorité de la vallée. Mais à partir du XIième siècle, ils entrèrent en rivalité avec une autre puissance montante, celle des Comtes de Savoie. Leurs querelles dureront tout le Moyen Âge.

Au IXème siècle les Sarrasins écument et terrorisent la région. Ils sont ainsi responsables à cette époque du peuplement de Champagny le Haut, encore inhabité : des fugitifs y arrivèrent par les cols de montagne (col du Palet) et l'occupèrent progressivement de l'amont vers l'aval. Il faut rappeler que pendant fort longtemps les Gorges de la Pontille ont été un redoutable obstacle lorsqu'on arrivait du bas.

Quant à la "tour Sarrasine" de Bozel, elle n'a de sarrasin que le nom et date sans doute du XIIème siècle... C'est quand même la construction la plus ancienne de la vallée encore debout.

Le Pape de Champagny

La Tarentaise eut ses personnages célèbres, souvent ecclésiastiques : Saint Pierre II de Tarentaise qui fonda en 1132 l'abbaye de Tamié ; en 1276 une autre Pierre de Tarentaise devint pape sous le nom d'Innocent V et mourût... 6 mois plus tard. Certains érudits locaux (peut-être un peu chauvins) soutiennent que c'est à Champagny qu'il serait né...

Des Comtes de Savoie aux Rois de Piémont-Sardaigne

Pendant tout le Moyen Âge, la Tarentaise vit au rythme des luttes incessantes entre l'archevêque de Moûtiers, qui a de nombreuses possessions et résidences dans la vallée de Bozel, et les Comtes de Savoie dont l'autorité s'affirme peu à peu. Elles tournèrent finalement à l'avantage de ces derniers qui, en 1335, prirent Moûtiers et en abattirent les remparts. Plus tard, les états de Savoie, à cheval sur les deux versants des Alpes, deviendront Duché puis Royaume de Piémont-Sardaigne en 1707.

Leur situation de "portiers des Alpes" conduira les Ducs de Savoie à mener une politique d'alliance compliquée et aventureuse au profit de tantôt l'un, tantôt l'autre de leurs puissants voisins : d'un côté le Royaume de la France, de l'autre les intérêts impériaux, espagnols et autrichiens en Italie. Ils s'opposeront souvent aux Rois de France qui, plusieurs fois, les refouleront vers le Piémont italien et envahiront la Tarentaise : François 1er en 1536, Henri IV en 1600, Louis XIII et Richelieu en 1630, les armées de Louis XIV en 1690 puis en 1703. Ces différentes périodes d'occupation française ne furent pas trop durement ressenties par les Savoyards... Il n'en fut pas de même de l'occupation espagnole, très dur de 1742 à 1748.

La révolution française n'épargne pas la Savoie : les troupes sardes refoulées en Italie, elle est annexée à la France (département du Mont Blanc) en 1792. Champagny change (provisoirement) de nom et s'appelle "Agreste". Les curés réfractaires, avec l'aide de la population, s'y cachent dans des grottes situées sous le Torchet.

La Savoie redevient Piémontaise en 1814, jusqu'au rattachement à la France en 1860, plébiscité à une écrasante majorité par les Savoyards.

Le pays des alpages

AlpagePendant des siècles Champagny n'a vécu que d'agriculture et principalement d'élevage. Les pâturages (les "montagnes") sont la seule richesse (toute relative) des hautes vallées : ils sont vastes et nombreux à Champagny.

A côté des produits de l'élevage, l'agriculture fournissait les céréales (seigle, orge et avoine), les fèves, les pois ainsi que les légumes du jardin. La pomme de terre s'est répandue à partir du début du XIXème siècle. Le chanvre mêlé à la laine servait à confectionner des vêtements. On fait les foins à la belle saison pour nourrir le bétail pendant 5 à 7 mois d'hiverne (une vache consomme 4 tonnes de foin pendant un hiver). Les forêts procurent le bois de construction et de chauffage.

La reine des montagnes

L'alpage le plus réputé de la région était la Plagne de Champagny (dans la vallée de Champagny le Haut). Il accueillait 250 laitières et on le surnommait la "Reine des montagnes" pour la qualité de l'herbe et des fleurs qui donnaient au Beaufort un goût de noisette.

C'est aujourd'hui un alpage communal mais il n'en a pas toujours été ainsi : il fut racheté par les communiers de Champagny, réunis en assemblée au cimetière du village le 4 août 1669, aux héritiers de "Noble Balthazar Vichard", juge mage de Tarentaise, pour la somme de 14.000 florins. Il accueille toujours en été un troupeau de 130 "tarines".

 

L'âge d'or de la civilisation rurale

Le maximum démographique (857 habitants en 1861) est atteint au XIXème siècle. Dans la vallée de Champagny le Haut, tous les hameaux étaient habités à l'année. En 1838, leurs habitants, arguant de leur nombre et de l'accès difficile vers le chef-lieu, obtinrent d'être érigés en une paroisse distincte : l'église Saint Clair fut alors construite au village du Bois (de 1884 à 1889) et consacrée le 13 août 1894. Entre-temps, une route carrossable avait enfin été construite à travers les Gorges car jusqu'alors, le seul chemin vers Champagny le bas n'était que muletier.

Le XXème siècle

C'est celui des bouleversements. Il commence par la guerre de 14-18 : 27 hommes de Champagny n'en reviennent pas. L'agriculture décline.

Heureusement, dès 1890, grâce à l'électricité fournie par les torrents alpins, les usines du Villard (électrochimie, électrométallurgie) offrent de nouveaux emplois qui enrayent l'exode rural : plusieurs générations "d'ouvriers - paysans " ont ainsi vécu à Champagny jusqu'à leur ultime fermeture en 1984.

Les premiers touristes

Hôtel le BelvedereCe furent les curistes de Brides-les-Bains, dès 1820 (350 "baigneurs", cette année là). Puis Pralognan d'abord station "climatérique" qui se développe dans le sillage de Brides, devient une station d'alpinisme réputée. La Grande Casse est gravie pour la première fois en 1860 (par un Anglais, Matthews). Le premier refuge (au col de la Vanoise) date de 1878. Une puissante Compagnie des Guides s'organise.

Champagny reçoit aussi quelques estivants en villégiature à l'hôtel Bellecôte ou à l'hôtel des Gorges : excursionnistes, alpinistes... ou chasseurs comme le Général Chambe, fidèle toute sa vie à Champagny où il venait "tirer" le coq de bruyère.

Le progrès arrive peu à peu, comme l'électricité en 1926. Mais dans le même temps, l'école de Friburge ferme ses portes vers 1930. Ce hameau restera habité jusqu'en 1956.

L'ère des sports d'hiver

Elle commence après la 2ème Guerre Mondiale En 1947, le Conseil Général de la Savoie décide de créer une station à vocation sociale ; ce sera... Courchevel, première grande station de ski de la vallée. Dans les années 60 elle sera suivie de beaucoup d'autres. C'est le "Plan Neige" qui voit la création de grandes stations modernes dites de la 3ème génération dont Plagne Centre est un exemple type.

La station de ski de Ski à l'ancienneLa Plagne est née de la réunion de 4 communes : Aime, Mâcot, Bellentre et Champagny, groupées en Syndicat Intercommunal pour aménager le massif de Bellecôte. L'équipement et l'exploitation ont été concédés à la S.A.P. (Société d'Aménagement de la Plagne). Les premiers téléskis sont installés à Plagne Centre en 1961.

Champagny est relié en janvier 1971 par un télésiège et le téléski des Verdons. Mais il faut attendre 1987 et le remplacement du télésiège par l'actuelle télécabine pour que la station connaisse un véritable essor. Elle totalise aujourd'hui 5.050 lits touristiques (2008).

Des atouts touristiques variés

Entre temps, après de longs débats et quelques polémiques, le Parc national de la Vanoise a vu le jour en 1963. C'est le premier parc national français (longtemps après l'Italie, qui dès 1922 avait créé le Parc voisin du Grand Paradis).

La commune de Champagny apporte à elle seule 5.000 hectares (la moitié de son territoire) qui représente 10% de la superficie du Parc.

Le Parc protège la nature, la flore et les paysages. Il a également une importante fonction pédagogique et touristique en attirant de très nombreux randonneurs. On y accède par la vallée de Champagny le Haut.

Aujourd'hui, Champagny vit du tourisme qui apporte une pleine activité de 4 mois l'hiver et 2 mois l'été. Saisonnalité et pluri-activité sont de mise : métiers du ski, de la montagne et des loisirs en saison, autres activités le reste du temps.

L'agriculture est en déclin : moins d'une trentaine d'exploitations, 150 têtes de gros bétail, même si une politique de qualité (comme pour le Beaufort) valorise la production laitière.

La population qui avait atteint son minimum (370 habitants) en 1975 est remontée à 678 habitants (2008). Le développement de la station a été majoritairement assuré et maîtrisé par les Champagnolais eux-mêmes. La situation privilégiée du village dans un cadre préservé entre la Plagne et le Parc national de la Vanoise assure une activité touristique d'avenir.